jeudi 31 mars 2011

S'allonger dans l'herbe....

Ce soir en rentrant du travail, il faisait 9°C... Une température folle quand on a vécu l'hiver ici.

Chez moi, un peu plus tard, je m'en suis grillée une sur le balcon, fenêtre ouverte, et j'ai regardé le ciel de Montréal rosir doucement avec la fin de la journée. Il y avait deux petits oiseaux dans l'arbre d'en face et c'était bon d'entendre des petits oiseaux. Et en regardant l'arbre d'un peu plus près, je me suis aperçue qu'il y avait des bourgeons. En baissant les yeux sur mon jardin, je me suis aperçue que la neige fondait. En m'accoudant à la rambarde, je me suis aperçue que j'aurais pu enlever mon manteau...
Et je me suis dit "dis-donc, ça sent furieusement le Printemps" (oui le Printemps avec un grand P) !

C'est dans un moment parfait comme celui-ci que l'on se dit, même si les choses ne sont pas exactement comme on le voudrait... "Be happy ma poule, la vie est belle souvent".

Alors je me suis mise en tongs, je me suis assise dans mon nouveau salon, transformé en petit coin bien sympa avec Marine samedi dernier, pour aider le beau temps à arriver.

J'espère que chez vous aussi c'est Printemps (déjà, toujours, presque) parce que c'est furieusement bien !

Et sinon en ce moment, j'écoute en boucle un album qui va très bien avec mes émotions printanières. Il me donne envie de m'allonger dans l'herbe au soleil en regardant le ciel bleu... Allez-y, écoutez, ça fera du bien à vos oreilles ;) Les lignes de fuites donnent envie de fuir l'hiver.

http://www.felipecha.com/

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PS : je m'aperçois que je dis beaucoup "furieusement" et que ça ne veut rien dire... mais j'aime bien :)

mercredi 23 mars 2011

Splendeur et décadence

Salut les jeunes !

Aujourd'hui nous allons débattre : est-ce que boire du champagne dans un jacuzzi extérieur au milieu d'une forêt, entouré de neige c'est complètement décadent ou complètement génial ?

Bon, je vous arrête tout de suite, c'est complètement magique, surtout quand une petite neige se met à tomber, qu'on a mangé des huîtres et du bon fromage rapporté de France, et qu'on est en week-end avec des copains !
Même si c'est encore l'hiver ici, c'était un peu un avant-goût de soleil pendant le week-end. Même si le chalet n'était accessible que par des routes verglacées, c'était top de bronzer sur la terrasse en pull, en buvant 12 litres de thé et en regardant les arbres enneigés avec le bruit de la rivière en fond sonore (et aussi le bruit de chasse d'eau du jacuzzi qui avait manifestement des problèmes de digestion, mais on peut en faire abstraction).
Autre moment magique quand on se retrouve en fin d'après-midi un dimanche, dans le Parc du Mont-Tremblant, au bord d'un lac gelé, seuls, avec le soleil qui descend sur les montagne, et si on se tait on entend juste le silence.
J'ai aussi mangé la meilleure fondue au fromage de ma vie et fait une ballade à deux à l'heure sur les chemins verglacés avec Alice pour tenter de trouver un réseau de téléphone.
Petit message à Madame Tatoum : il n'y avait pas de petit ponton au bord du lac mais qu'est-ce que c'était beau ! Mon appareil n'avait plus de batterie dans le Parc mais je vais récupérer des photos pour vous montrer comme c'était poétique.

Et puis quelques photos du soleil sur la neige :
La terrasse et nos chaises de bronzage
(à droite un bout du jacuzzi)



















ok ok c'est un faux tournesol ! mais c'est joli non ?



















Sur les chemins verglacés
(il faisait moins chaud que sur la terrasse)




















Et le ciel bleu bleu bleu !





















Et puis tout ça a enrayé direct la mélancolie qui aurait pu me surprendre après ces quelques jours (beaucoup trop courts) passés en France. Je n'en menait pas large quand j'ai pris mon avion jeudi matin... heureusement que le soleil brillait sur Montréal quand je suis arrivée !
Mais c'était bien ces quelques jours, je n'ai pas réussi à voir tout le monde, c'était trop intense... Mais c'était une mise sous perf d'émotions, de confiance et d'amour. Un pré-printemps pour m'aider à attendre le notre qui tarde un peu (bien que les québécois aient une confiance aveugle dans le fait qu'il arrive ! Tout à fait capable de te dire que bien sûr le temps est en train de changer et que ça se réchauffe, c'est pas loin, alors qu'il neige le 21 mars... le 21 mars !!!).

Pour finir, je vous tiendrai au courant, mais j'ai peut-être une piste de boulot, par mon boss qui aimerait me garder et m'a causé "RH" dans la banque... On verra bien, mais au moins ça flatte l'égo !

Je vous embrasse tous sur la fesse gauche !

Tif

mardi 8 mars 2011

Déclaration et vocabulaire...

Deux sujets qui ne vont pas forcément ensemble, mais je fais un deux en un, comme le shampoing !

D'abord une déclaration...
























Je pense que je ne vous ai pas encore vraiment parlé de ma petite coloc. Cette espèce de rayon de soleil très grand, très frisé, et très très chouette qui vit avec moi. 
Elle me laisse des petits mots plein de dessins sur la table de la cuisine, tente vainement de me convertir à ses soupes invraisemblables, fait 1m80, chante sous la douche, me fait bien rire quand elle me raconte ses rencontres improbables dans le bus, veut faire un potager dans le jardin ce printemps, sait faire la fête, est là quand j'ai mes coups blues... Bref, c'est vraiment une belle découverte de Montréal. On s'est apprivoisé petit à petit et ça nous arrive parfois de discuter jusqu'à des heures indécentes. J'aime quand on met la musique à fond dans l'appart pour se faire découvrir des belles chansons, quand on parle des heures au petit-dej en buvant du thé, quand on se soutient dans les coups de mou. Elle fait partie de ma famille d'ici, et je préfère pas y penser mais je serai bien triste cet été quand elle va rentrer en France pour faire son école de commerce (eh oui car Marine est étudiante, est née en 90 - elle a même pas connu les années 80 ! - et parfois je l'oublie parce que qu'est-ce que je l'aime cette fille !).

Après cet instant émotion...

Deuxième sujet : vocabulaire !













Je me suis aperçue que j'avais intégré du québécois dans ma langue quotidienne. Ce sont quelques petits mots par-ci, par-là, mais je trouve marrant que quelques uns me viennent maintenant assez naturellement.

En vrac :

- on ne dit pas juste "salut" ou "bonjour", mais "bonjour, ça va bien ?" ou même "Allô ! ça va bien ?". C'est subtil, mais ça fait la différence. Voire je commence des mails de boulot par "bonjour, j'espère que vous allez bien", mails que j'écris à des gens que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, mais je m'adapte... Demander si ça va ici c'est super important. Par exemple quand on entre dans une boutique, on vous accueille avec un "Bonjour (ou Allô qui a le mérite de passer aussi pour les anglophones), ça va bien?". Au début c'est assez bizarre, tu as envie de répondre : "ben écoute pas mal, j'ai attrapé un petit rhume la semaine dernière mais ça va mieux, et toi ? comment ça va la famille ?", mais on s'y fait. Et maintenant moi aussi je dis "Allô, ça va bien ?" au vendeur du dépanneur d'à côté, sans pour autant qu'il se mette à me raconter sa vie.

- j'utilise assez facilement le verbe "capoter". Rien à voir avec le latex... "Je capote", ou "j'ai capoté" en gros ça veut dire je fais n'importe quoi, ou j'en peux plus. C'est assez pratique. Comme je le mélange avec ma façon habituelle de parler, ça peut donner des "ah j'te jure, j'capote ma poule".

- le fameux "pas pire", ou "pas si pire"... ça grinçait pas mal à mes oreilles de française au début, maintenant je le dis. Exemple : "il fait froid, mais c'est pas si pire, tu peux sortir sans tes gants".

- les classiques comme "chum" (un mec, ou le petit copain, ou un bon pote pour les gars), "la blonde de machin" (la copine de machin), voire "chum de filles"(ce sont tes bonnes copines filles)(mais ça c'est plus pour rigoler en mode Marie-Chantal Toupin, interprète de la célèbre chanson "Soirée de filles").

-"cruiser" (se prononce croozer), ça j'aime bien. En gros ça veut dire draguer. J'adore parce que c'est hyper imagé. Quand on me dit "je me suis fait cruiser par un gars dans cette soirée", j'imagine un mec avec une chemise en mode voile de bateau qui fait sa petite croisière derrière la fille, emporté par le vent...

- "C'est l'fun", pour dire c'est sympa, c'est cool

- Il m'arrive, rarement, mais ça arrive, de sortir un "tabarouette". Version soft du "tabarnak", célèbre juron québécois.

- c'est "cute", bon ça vous comprenez, mais ça s'utilise beaucoup ici.

- l'utilisation du "ça prend" ou "ça me prend". Assez bizarre. Exemple "ça me prend deux pommes pour faire ce gâteau", ou version banque "pour ouvrir un compte conjoint, ça te prend le fichier client, un accord et reconnaissance..."

Bon je n'en suis pas encore à utiliser le "fait que", comme par exemple dans "j'étais là à 8h00 ce matin, fait que, là j'suis tannée, je vais quitter à 4h à soir".
Ni à balancer du "comme" à tout bout de champs, un peu le "it's like, you know" des américains. Exemple : "j'suis comme tannée là, je vais quitter à 4h à soir", ou "il était comme super cute" (attention on passe aux combinaisons).
Mais il y a un peu du Québec qui est entré en moi, et c'est pas pour me déplaire :)

Allez, une petite révision pour voir si vous avez suivi....
Hier soir, je suis sortie avec mes chums de filles. La musique était pas pire. Mais Manuella (j'utilise volontairement un prénom totalement anonyme pour moi), elle a cruisé un gars, il était cute mais il a une blonde. Tabarouette, c'est comme pas l'fun là, fait qu'elle capote à c't'heure.

Sur ce, je vais me coucher, c'est pas que chu tannée, mais il est ben tard !

Bisous les chums...

mercredi 23 février 2011

La technique du double collant

Ou comment s'habiller pour survivre à l'hiver...

Dans un précédent message, Charlotte me suggérait de mettre une photo en double collant. Bon j'ai essayé, ça ne rend rien, on voit juste un collant en laine et il faut avoir la vue sacrément perçante pour s'apercevoir qu'il y a un autre collant en dessous.
Mais je me suis quand même amusée à vous montrer comment je m'habille pour sortir en toute tranquillité, qu'il fasse -5°C ou -25°C, avec ou sans neige, avec ou sans vent. Sachant qu'il faut avoir suffisamment chaud dehors, mais avoir une tenue suffisamment light en-dessous pour pouvoir survivre dans le métro (sur-chauffé), ou dans les bureaux (un collant trop épais ne se glisse pas dans la jolie chaussure à talon qu'on enfile pour arpenter les couloirs), ou encore chez des amis (où on a pas toujours envie de se trainer en pull de chasseur lapon).
Bref, j'ai gardé l'appellation de la technique du double-collant, même si quand je me mets en jupe j'affectionne bien plus les bas en laine (faciles à enlever sans se mettre à moitié nue dans son bureau quand on arrive - oui j'ai fait l'erreur de mettre des collants une ou deux fois... le cubicle n'est pas un bureau fermé et un collant se remonte jusqu'à la taille... TMTC). Mais le nom a le mérite d'évoquer le principe de la multi-couche !

Je vous ai fait un petit film (surtout n'hésitez pas à me suggérer de cesser cette utilisation intempestive d'iMovie - je n'ai aucun avenir dans le montage - mais comment je m'amuse !).
La musique est de Jean Leloup.

PS : blogger a manifestement décidé que je ne publierai plus de vidéos... on va voir ce qu'on va voir ! Certes je n'ai pas réussi à intégrer la vidéo dans le blog, mais cliquez sur l'image et ça vous y emmènera.



mardi 15 février 2011

Le monde est petit...

Je lisais l'autre jour un article dans le Courrier International (je me la pète pas, c'est juste que j'ai pas la télé, je ne suis pas chez moi à l'heure des émissions de radio un peu "news", donc c'est un bon moyen de suivre l'actu, et en plus c'est très pratique comme format de journal)... Bref, l'autre jour je lisais un article dans le Courrier International, sur un Hongrois qui travaille sur la théorie des réseaux - ce qui, par ailleurs a l'air tout à fait passionnant - vous pouvez lire l'article ici.
Ils rappelaient au début de l'article cette fameuse théorie comme quoi nous pouvons entrer en contact avec n'importe qui dans le monde à travers une chaîne comprenant au plus 5 personnes. Cela me semble vertigineux, mais sans aller si loin, je trouve ça toujours fascinant en voyageant de me rendre compte à quel point le monde est petit. Bon d'accord c'est peut-être mon monde qui est petit, mais il y a quand même de drôles de coincidences...
Et pour preuve...
La même semaine, alors que je m'extasiais sur cette théorie du hongrois, je déjeune avec une nouvelle collègue de la Banque, une autre française PVTiste. On se croise régulièrement d'un cubicle à l'autre depuis qu'elle est arrivée, elle aussi par intérim, dans ce joli décor monochrome qu'est le nôtre (je vous rappelle l'omniprésence du gris, cette jolie couleur positive et stimulante que ces abrutis de concepteurs de bureau ont cru bon de mettre partout).
Au cours du dej, on se raconte nos vies respectives au-dessus de nos sandwiches et là BAM ! Figurez-vous qu'elle a passé 1 an aux Pierres Vives, le lycée de Carrières-sur-Seine, et qu'elle voit très bien qui sont Sabine et Bruno R. ou encore Astrid C. !
Et alors là je me dis :
1 - soit le monde est vraiment petit, et je dis chapeau les hongrois (ça doit être parce qu'ils parlent une langue que personne ne comprend, et qui vient de nulle part, à part du même endroit que le Basque, c'est dire !, et qu'ils cherchent donc désespérément à se connecter au reste du monde)
2 - soit Houilles / Carrières est une espèce de "place to be", où tout le monde a vécu, ou connait quelqu'un, ou connait quelqu'un qui connait quelqu'un...

Bref
C'est quand même dingue non ? De se retrouver à plusieurs milliers de kilomètre, et de partager un sandwich avec une fille qu'on ne connait pas du tout, mais en parlant de gens avec lesquels on partageait un apéro il n'y a pas si longtemps !

Pour conclure par quelque chose qui n'a rien à voir, et comme je constate que mon dernier post en a intrigué plus d'un(e), je cultive le mystère* en vous faisant partager ces quelques secondes d'Aladin qui me font toujours bien rire ;)



* Et je n'avouerai bien sûr pas qu'il n'y a aucun mystère, que je rentrais juste d'un dîner très très tard, un poil guillerette, et que j'avais juste envie d'écrire une connerie sur mon blog, parce qu'ici je n'ai pas Mathilde sous la main pour lui faire mon "I think it's time" qu'elle apprécie toujours à sa juste mesure, et que ça me manque...